Quid?

Comme pour beaucoup des gens, le grenier est l’endroit où j’entasse, avec seulement assez d’ordre pour me donner bonne conscience, tous les objets dont je n’ai pas ou plus l’usage dans la vie de tous les jours mais dont cependant je ne désire pas me débarrasser.

Ce grenier virtuel joue à peu près le même rôle. On y trouvera donc tous les objets qui ne me paraissent pas dignes de figurer au salon mais qui cependant me semblent suffisamment intéressants pour être conservés et, qui sais ? pour être montré aux amateurs de curiosités.

Mais encore ? Des idées que je n’ai pas eu le temps ou le désir d’approfondir, des citations qui me paraissent donner à penser, des images, des réflexions plus ou moins décousues sur des sujets plus ou moins sérieux, bref un bric à brac sans prétention mais peut-être pas totalement dénué d’intérêt. Aux curieux de se faire leur idée.

Mais attention à la poussière, et, pour ne point être déçu, n’oubliez pas que si les greniers peuvent recéler leur lot de bonnes surprises ils ne sont pas habituellement l’endroit où l’on dissimule ses possessions les plus précieuses.

Bonne fouille.

mercredi 22 février 2012

Je m'appelle Henry Jekyll...



Une récente discussion sur ce blog, partie de Shakespeare pour aboutir à la bande dessinée, m’a fait repenser à une adaptation « bédéique » d’un classique de la littérature qui se trouve dans ma bibliothèque (qui ne contient donc pas que des incunables et des volumes de La Pléiade)
Ordinairement je ne suis guère sensible à ce genre de choses, quel que soit par ailleurs le talent du dessinateur qui se lance dans une telle entreprise. Je ne crois guère que l’adaptation d’un livre en bande dessinée risque de détourner de lui de potentiels lecteurs, pas plus que je ne crois que la bande dessinée attirera vers le livre un nombre substantiel de nouveaux lecteurs. Disons simplement que, étant intimement persuadé de la totale supériorité du livre sur la bande dessinée, tant pour ce qui concerne la satisfaction de l’intellect que celle de l’imagination, je ne me soucie guère de lire une bande dessinée tirée d’un livre. Je vais directement au livre, s’il m’intéresse, et sinon je m’abstiens.
Ce qui ne m’empêche pas de lire aussi des bandes dessinées. Simplement ce sont pour moi deux provinces bien distinctes.
Mais, comme à toute règle il existe au moins une exception (et sans doute aussi à cette règle de l’exception), il est une adaptation que j’ai lu, et que je trouve excellente : celle de Docteur Jekyll et Mister Hyde par Mattotti et Kramsky. En fait, je trouve même cette version dessinée plus intéressante que la nouvelle de Stevenson, qui me laisse assez indifférent. Peut-être est-ce parce que Lorenzo Mattotti (qui est, soit dit en passant, un grand nom de la bande dessinée - cela semble du moins être l’avis des spécialistes) s’est fortement inspiré pour ses illustrations des peintures de Francis Bacon et Otto Dix, deux peintres pour lesquels j’ai ce qu’il convient d’appeler une certaine faiblesse, toujours est-il que le style me parait merveilleusement coller à l’histoire, et qu’il m’arrive assez régulièrement de retirer cet album de la bibliothèque pour le parcourir à nouveau.
Bien entendu, de la même manière que Bacon et Dix ne sont pas pour tous les goûts, le Jekyll et Hyde de Mattotti ne plaira sans doute pas à tout le monde et un achat à l’aveugle (ah, ah !) est fortement déconseillé. Je mets ci-dessous une page pour vous permettre de vous faire une première idée et, si vous en avez l’occasion et que la bande dessinée vous intéresse, je vous encourage vivement à y jeter plus qu’un coup d’œil. 


vendredi 10 février 2012

Enfin un exemple d'intégration réussie !

 
J'ai récemment découvert un groupe de rock répondant au doux nom de The devil's blood, lequel vient de sortir un sortir un second album intitulé The thousandfold epicentre (comment dites-vous? Vous pensiez que je passais tout mon temps à lire de vieux manuscrit poussiéreux dans la bibliothèque de mon château renaissance ? Eh bien, en fait, cette activité ne remplit qu'une partie de mes journées. Il m'arrive donc parfois de m'intéresser aux mêmes choses que mes contemporains. Mais c'est rare.)
The devil's blood pratique une sorte de rétro-hard-rock qui, parait-il, rappelle assez les années 1970 (je ne suis pas spécialiste), genre de musique que je goûte en général assez peu. Mais, exception à cette règle, je ne me lasse pas d'écouter cette galette depuis que j'en ai fait l'acquisition, un peu au hasard.
Chose amusante, le frère et la soeur qui respectivement composent et chantent ces odes au Malin (The devil's blood, s'pas?) sont deux CPF, enfin deux CPH plutôt puisqu'ils viennent des Pays-Bas : Selim et Farida Lemouchi.


Je crois que cela contribue à me rendre ce qu'ils font encore plus sympathique. En voilà au moins deux qui se seront admirablement intégrés à la culture décadente occidentale. N'est-ce pas rassurant ?
Et puis surtout, quelle voix !
Allez, musique !